Les bienfaits des chapitres

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Quand on pense « roman », on pense bien souvent « chapitres » et pour cause, ces deux notions vont généralement de pair. Lorsqu’on commence l’écriture de son récit, on est alors en droit de se poser la question de la nécessité des chapitres. C’est d’ailleurs un point qu’il est primordial de trancher rapidement, même si certains préfèrent ne s’en soucier qu’à la fin.

Les chapitres, une nécessité ?

Il convient tout d’abord de se demander à quoi peuvent bien servir les chapitres, sinon à créer une source de préoccupations supplémentaire pour l’auteur. Dans un premier temps, mettons nous à la place du lecteur, quels avantages a-t-il à un découpage en chapitres ? La première chose qui nous vient à l’esprit est qu’ils créent des repères utiles à la lecture. Le lecteur peut ainsi se situer dans le récit et voir son avancée. En effet, les chapitres matérialisent en quelque sorte différentes étapes du récit. Ils permettent également aux lecteurs de faire des pauses plus facilement à la fin d’une action puis de reprendre sa lecture plus tard sans perdre le fil du récit. Avouez-le, combien de fois vous êtes-vous retrouvé, tard le soir à vous dire « Allez, encore un chapitre et je vais me coucher » ? Eh oui, le chapitre est comme une unité de mesure de votre roman. Attention toutefois à leur longueur ; un chapitre trop long aura tendance à décourager le lecteur qui risque de ne plus en voir le bout. N’oublions pas que terminer un chapitre donne une impression d’avancée.

La première question à se poser est donc de savoir si les chapitres sont une nécessité. Et bien non ! Cela dépend tout d’abord de la longueur de votre récit : on se passe plus facilement d’un découpage lorsque le texte fait dix mille mots que lorsqu’il en fait cent mille. Mais il n’y a pas de règle absolue et les chapitres ne sont pas une obligation, même dans un texte long s’ils ne se justifient pas. Attention toutefois, si votre récit est long, rappelez-vous que le découper en chapitres est plus attrayant pour le lecteur. Ils participent à donner du rythme au récit et forment une unité qui permet une meilleurs répartition des actions ; un chapitre trop chargé peut devenir difficile à lire tout comme un chapitre vide peut sembler inutile. Il faut donc prendre garde et effectuer son découpage judicieusement. Il n’est cependant pas déconseillé d’insérer des chapitres moins denses pour marquer des pauses et laisser le lecteur respirer. En d’autres termes, les chapitres vont vous aider à structurer votre texte. Et puis, s’ils constituent un repère pour le lecteur, c’en est aussi un pour l’auteur. Il est plus facile de suivre l’avancée de sa rédaction lorsqu’on sait à quel moment se déroule les péripéties passées ; cela peut éviter les longues recherches à tourner les pages à la recherche d’un passage. Vous l’aurez donc compris, le chapitre est l’allié de ceux qui ont besoin d’un plan.

Le découpage des chapitres

Bon, c’est bien beau tout ça, mais du coup, il va falloir découper le texte. Notez tout d’abord que les chapitres sont une unité, un ensemble d’actions dans votre récit. Le découpage peut donc se faire en fonction de l’action : étapes d’un voyage, rencontres, événements… Un chapitre se concentre en général autour d’une action principale (parfois plusieurs), mais peut parfaitement contenir des éléments secondaires qui viendront enrichir l’histoire. Dans le cas d’une narration alternée où plusieurs points de vue sont développés, il peut d’ailleurs être intéressant de changer de chapitre lorsqu’on change de point de vue. Cela permet une meilleure démarcation et une meilleure valorisation des personnages. Certains préfèrent découper au fur et à mesure de l’écriture, d’autres préfèrent écrire et s’occuper du découpage ensuite. Il n’y a pas de bonne méthode ou de mauvaise, mais notez que dans un cas comme dans l’autre, vous n’êtes pas à l’abri d’utiliser les deux méthodes. En effet, même si vous avez prévu un découpage à l’avance, vous pouvez être amené à découper un chapitre que vous jugez trop long. A l’inverse si vous écrivez tout d’un seul coup, vous pouvez vous retrouver à penser qu’un passage ferait une bonne fin de chapitre : surtout, notez le pour pouvoir y revenir plus tard ! Avec cette deuxième méthode, pensez que vous aurez peut-être parfois des ajustements à faire pour modifier les débuts et fins de chapitre de façon à lier vos chapitres et à leur donner de véritables conclusions.

Et oui, parce que la fin d’un chapitre ne doit pas être à la prise à la légère. Il y a plusieurs manière de terminer un chapitre, mais il vaut mieux faire en sorte de donner envie de lire la suite. Pensez néanmoins à ne pas toujours terminer de la même manière ; un cliffhanger apportera du suspens tandis qu’une retombée de l’action permet au lecteur de reprendre son souffle. Vous ne devez jamais donner l’impression qu’il manque quelque chose, si vous vous arrêtez en pleine action, le chapitre suivant devra reprendre la suite des événements, à moins que ce ne soit justifié, par un changement de point de vue, par exemple. A l’inverse, finir sur une retombée de l’action permet par exemple de faire des ellipses et donc de faire avancer le récit. Rappelez-vous que, en règle générale, vos chapitres restent liés entre eux, il ne s’agit pas d’unités indépendantes. Une fin de chapitre doit donc préparer le chapitre suivant et un nouveau chapitre ne doit pas ignorer les précédents.

D’accord, mais comment évaluer si un chapitre est trop long ou trop court ? Il n’y a pas non plus de règle quant à la longueur d’un chapitre, ils peuvent être courts ou longs, l’important est de rester cohérent. S’il y a trop de différences entre vos chapitres, cela peut donner l’impression que le récit est mal rythmé et dérouter le lecteur, mais cela ne signifie pas qu’ils doivent tous être exactement de la même longueur. Ne vous forcez jamais à rallonger un chapitre ! Si un chapitre est beaucoup plus court que la moyenne de vos autres chapitres, mais que vous ne pouvez pas le développer d’avantage, ce n’est pas forcément grave et si vous ne voulez pas le laisser comme ça, voyez si vous ne pouvez pas le fusionner à un autre. A l’inverse, si vous voyez qu’un chapitre est trop long, voyez s’il ne peut pas être divisé. Rien ne doit jamais rester figé.

Le titre des chapitres

Le dernier point sur lequel les chapitres peuvent vous torturer, c’est tout simplement leur titre. Dans un premier temps, notez que vous n’êtes pas obligé de leur en donner un, cela n’enlèvera rien à la qualité de votre récit. Il faut toutefois prendre en compte que les lecteurs aiment généralement avoir des titres car ils constituent, bien plus qu’un numéro, un repère pour leur lecture. En revanche, si vous décidez de vous creuser les méninges, alors il y a deux ou trois petites choses à prendre en compte. Premièrement, prenez votre décision une fois pour toute, vous ne pouvez pas nommer seulement certains chapitres et pas les autres, cela donnerait une impression de négligence. C’est difficile de trouver un titre, mais ce n’est pas une raison pour baisser les bras à la première difficulté. Petite remarque pour ceux qui publient en ligne sur des sites ou des blogs ; si vous voulez être pris au sérieux, ne nommez pas un chapitre Sans titre parce que j’ai pas d’idée. Contrairement au titre de votre roman ou fanfiction, les titres de chapitres n’ont pas besoin d’être accrocheurs, ils doivent être le reflet de son contenu, évitez donc les titres sans lien avec votre récit, à moins que vous n’ayez opté pour un registre humoristique décalé. Tout comme pour la longueur des chapitres, il n’y a pas de règle, vous pouvez choisir un mot, une expression ou même une phrase.

Exemple:
Chapitre X : Le Banquet
Chapitre X : Le grand banquet de fin d’année
Chapitre X : Où on mange, boit et festoie de bon cœur

Le titre de votre chapitre doit répondre à son action, annoncer son contenu. Attention toutefois à ne pas trop en dévoiler, ménagez votre suspens.

La méthode du Scribouillard : Dès que j’écris un texte de plus de six ou sept mille mots, j’utilise systématiquement un découpage en chapitres pour plus de clarté et pour me faciliter la rédaction. Je préfère généralement prévoir mes chapitres à l’avance, histoire de pouvoir détailler mon plan, mais je ne refuse jamais de revenir en arrière pour modifier, découper, supprimer un chapitre. Pour les nommer, je préfère utiliser un mot qui décrit l’ensemble de leur contenu, mais j’aime bien aussi ne pas leur donner de titre et laisser planer tout le suspens.
J’ai néanmoins déjà pratiqué la méthode d’écriture sans découpage et j’ai trouvé le travail de modification qu’il demande très fastidieux. Je me suis d’ailleurs retrouvée avec des chapitres très inégaux et j’ai dû faire de nombreux ajustements.

Et voilà, vous avez toutes les cartes en main pour réussir votre découpage ! Tous à vos chapitres et n’hésitez pas à nous faire part de vos expériences dans les commentaires.

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